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Heijunka : lissage du mix de production

Transformez la demande du jour en une séquence mélangée de conteneurs, au rythme du takt, et voyez combien de stock quitte l’usine en remplaçant les grands lots par le lissage.

Outil de prédimensionnement et d’estimation : les résultats ne remplacent ni l’étude, le calcul ou le rapport signé par un professionnel qualifié, ni la vérification selon les normes applicables.

PrédimensionnementRévision 03/11/2026
Temps disponible
Produits et conteneurs
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Un produit par ligne. Les cartes par jour sont la demande ÷ pièces par conteneur, arrondie au supérieur. Le coût unitaire sert uniquement à afficher la valeur du stock.

Boîte heijunka et changements

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—Takt time
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Boîte heijunka du jour

Lignes : produits ; colonnes : intervalles de pitch avec l’heure de début (temps productif, pauses non déduites). Le nombre est la quantité de cartes (conteneurs) à fabriquer dans l’intervalle. Résultat heuristique : une bonne séquence, pas forcément l’optimale.

Séquence lissée

Ordre des cartes dans la journée, avec début et fin prévus au rythme du takt.

Voir le tableau de lancement

Stock moyen par produit : lot journalier contre lissage

Pièces en stock, en moyenne, entre la production et la consommation du client. Lot journalier : chaque produit fabriqué en une fois par jour ; lissage : séquence de la boîte.

Touchez le graphique pour voir les valeurs.

Lissage par produit : EPEI et écart au rythme idéal

Stock total au fil de la journée

Somme de tous les produits, en pièces, selon les deux façons de planifier, avec un client qui consomme de façon uniforme.

Touchez le graphique pour voir les valeurs.

Étape suivante

Reportez les résultats de cette page dans un autre calculateur, avec les champs déjà remplis.

La note de calcul réunit les entrées, résultats, équations, hypothèses et références de cette page, avec des champs pour le projet, le responsable et la révision. Le rapport complet comprend aussi les graphiques et les interprétations, en couleur. Dans la fenêtre d’impression, choisissez Enregistrer au format PDF.

Méthode, hypothèses et références

Équations utilisées

Temps disponible A = équipes × (durée du poste − pauses) ; takt = A ÷ Σ demandes
Cartes par jour nᵢ = ⌈demandeᵢ ÷ pièces par conteneurᵢ⌉ ; pitchᵢ = takt × pièces par conteneurᵢ
Objectif cumulé : à chaque carte, choisir i qui minimise Σⱼ (T′·sⱼ − yⱼ′)², avec T′ = temps cumulé, sⱼ = part de temps du produit j et yⱼ′ = temps déjà fabriqué de j
Proportionnelle : carte k du produit i à l’instant idéal (k − ½) × A ÷ nᵢ, triée par instant
Stock moyen du produit i = moyenne journalière de [pièces terminées jusqu’à t − consommation (Qᵢ/A)·t] − minimum de cette courbe (régime qui se répète chaque jour)
Temps libre pour les changements = A − Σ Qᵢ × cycle réel ; EPEI = nb de produits × temps de changement ÷ temps libre (en jours)

Hypothèses et limites

  • La boîte lisse par conteneur (une carte kanban de production) ; les conteneurs sont fabriqués au rythme du takt, l’un après l’autre.
  • Les horaires de la boîte ne comptent que le temps productif ; les pauses décalent les heures réelles.
  • Le stock comparé est le stock de cycle des produits finis, avec un client qui consomme de façon uniforme et le même programme répété chaque jour. Il n’inclut pas le stock de sécurité.
  • Les séquences sont heuristiques : une bonne disposition, pas forcément l’optimale. Un seul temps de changement pour toutes les paires de produits.

Normes et documents techniques

  • Monden, Y. Toyota Production System: An Integrated Approach to Just-In-Time, 4th ed. CRC Press, 2011 (goal chasing method)
  • Smalley, A. Creating Level Pull. Lean Enterprise Institute, 2004 (pitch, heijunka box, EPEI)
  • Rother, M.; Shook, J. Learning to See. Lean Enterprise Institute, 1999
  • Miltenburg, J. Level schedules for mixed-model assembly lines in just-in-time production systems. Management Science 35(2), 1989
  • Duggan, K. J. Creating Mixed Model Value Streams, 2nd ed. CRC Press, 2012

Réglementation applicable

  • Consultez la réglementation du travail, fiscale et comptable en vigueur dans votre pays (durée du travail, heures supplémentaires et charges sociales, taxes sur les ventes et les services, amortissement fiscal et conventions collectives) avant d’utiliser ces valeurs pour la paie, les prix ou les déclarations.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le heijunka et quand vaut-il la peine de lisser ?

Le heijunka consiste à fabriquer le mix de produits au rythme de la demande, en petites quantités mélangées, au lieu de grands lots de chaque produit. Il vaut la peine quand il y a plusieurs produits à demande régulière, beaucoup de stock de produits finis et des processus amont qui subissent des pics de consommation. Si le changement de produit est long, commencez par réduire le temps de changement de série.

Quelle différence entre takt et pitch ?

Le takt est le temps entre deux pièces demandé par le client : dans l’exemple, 840 min par jour ÷ 840 pièces = 60 s. Le pitch est le temps pour remplir un conteneur à ce rythme : 60 s × 20 pièces = 20 min. La boîte heijunka fonctionne en pitchs, car le ravitailleur déplace des conteneurs, pas des pièces isolées.

Comment lire la boîte heijunka de la page ?

Chaque colonne est un intervalle de pitch avec son heure de début et chaque ligne est un produit. Le nombre indique combien de cartes (conteneurs) la ligne doit fabriquer dans cet intervalle. Dans l’exemple, le BX-10 apparaît 20 fois par jour et le BX-40 seulement 4, répartis sur les deux équipes.

Où trouver la demande et les pièces par conteneur ?

La demande journalière vient du carnet de commandes ou de la prévision des prochaines semaines divisée par les jours de production. Les pièces par conteneur sont la quantité de la carte kanban de production, généralement l’emballage qui part chez le client ou au supermarché. Si la demande n’est pas un multiple du conteneur, le calculateur arrondit et signale l’excédent.

Qu’est-ce que l’EPEI et pourquoi apparaît-il ici ?

L’EPEI (every part every interval) indique à quelle fréquence la ligne peut fabriquer tous les produits, selon le temps disponible pour les changements. Dans l’exemple, avec un cycle de 52 s, il reste 112 min par jour ; quatre changements de 2 min tiennent toutes les 60 min. Si l’EPEI est supérieur à l’intervalle de la boîte, le lissage carte par carte ne tient pas.

Combien de stock le lissage fait-il économiser ?

Cela dépend du mix et de la taille du conteneur. Dans l’exemple, le stock moyen de produits finis passe d’environ 288 à 54 pièces, car chaque produit est réapprovisionné un conteneur à la fois. Le stock de sécurité n’entre pas dans ce calcul et reste nécessaire.

Quelles sont les limites de ce calculateur ?

On utilise un temps de changement unique pour tous les produits, le rythme constant du takt et un client qui consomme de façon uniforme. La séquence est heuristique : bonne, mais pas forcément optimale. Sur les lignes avec contraintes de composants, de charge des postes ou de séquence imposée de couleurs, ajustez la séquence à la main à partir de ce résultat.

Qu’est-ce que l’indice de lissage ?

C’est 1 moins l’écart moyen de chaque produit par rapport à son rythme idéal, en conteneurs, divisé par les conteneurs du jour. 100 % signifie que chaque produit sort exactement à son rythme ; les lots journaliers se situent autour de 50 %. Le tableau par produit montre aussi l’EPEI de chacun : le plus grand intervalle entre deux de ses conteneurs consécutifs.